Makeda Solidarité Ethiopie est une association loi 1901 créée en mars 2011.

Elle a vu le jour suite à une action solidaire de voyageurs en Ethiopie, désireux de s’impliquer durablement dans l’amélioration de la condition sociale des filles et des femmes.

Son objectif est de favoriser l’éducation et la formation professionnelle des jeunes filles du monde rural afin de leur permettre de devenir les actrices de leur vie dans leur pays.

Les actions sur le terrain sont concrétisées par une prise en charge partielle ou totale des dépenses liées aux études dans une école secondaire ou supérieure locale. Le suivi mensuel et personnel de chaque étudiante est garanti par un coordinateur basé à Lalibela (Etat Amhara dans le Nord de l’Ethiopie) et par la présidente de l’association.
Le financement des actions est assuré par des dons déductibles fiscalement.

Les résultats sont publiés sur le site et via la newsletter. En octobre 2015, l’association compte déjà cinq jeunes femmes diplômées et parraine les études de sept étudiantes dans diverses écoles et universités d’Ethiopie.

Les mots-clés : gestion transparente, bénévolat, responsabilité, solidarité, confiance, frais de fonctionnement réduits, durabilité, éducation.

Votre cotisation annuelle et vos dons sont le moteur des actions de Makeda. Pour télécharger le bulletin d'adhésion 2016, cliquez sur le lien Bulletin d’adhesion 2016.pdf

LA PROMOTION 2015

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Le début de l’année 2015 apporte son lot de bonnes nouvelles. En février, Tigist, titulaire d’un diplôme d’infirmière depuis 2013, réussit le dernier des trois examens mis en place par le gouvernement éthiopien afin d’homologuer les diplômes délivrés par les universités privées. Joie et soulagement pour Martine et Philippe, ses ‘supporters’ de la première heure, ainsi que pour toute l’équipe de Makeda. Tigist peut enfin retourner vivre à Lalibela et retrouver ses deux fils. Mieux, elle trouve en juillet un poste d’infirmière à l’hôpital de Lalibela ! Un dénouement heureux qui lui permet d’assurer pleinement l’éducation de ses enfants et de se réaliser dans ce travail pour lequel elle a beaucoup sacrifié. Elle écrit à ses parents de cœur : « merci de m’avoir permis de passer du statut de ménagère à celui d’infirmière!».

En juin 2015, Gebeya, 23 ans, termine sa 4e année d’études de management et gestion à l’université de Semera. De retour à Yemrahane Christos, son village natal, elle se met rapidement en quête d’un travail, en dépit d’un état de santé assez mauvais. Le campus de Semera se trouve en effet dans la capitale de la région afar, dans une zone aride et très chaude, un climat difficile à supporter pour les habitants des hauts plateaux. A la mi-septembre, elle nous annonce fièrement qu’elle est engagée dans un centre d’aide aux victimes du Sida situé dans la zone rurale à 60 km de Lalibela. Un travail humanitaire qui correspond bien aux objectifs de l’association.

LE RECRUTEMENT DES BENEFICIAIRES

Lors de la dernière Assemblée générale du 9 juin 2015, le problème de l’élargissement du recrutement des nouvelles bénéficiaires a été débattu. Jusqu’à présent, les candidates à un parrainage par l’association étaient proposées soit par la présidente, à l’occasion de rencontres lors de voyages culturels, soit par notre coordinateur local Asnake ENDAWOKE.
Le soutien aux jeunes filles orphelines issues d’un milieu rural défavorisé de Lalibela et alentours, était prioritaire. A ce critère est venu s’ajouter, à partir d’août 2013, l’obtention du certificat d’admission à l’Université, obtenu suite aux examens nationaux qui ont lieu au terme de l’école préparatoire (12e année d’études en Ethiopie). Ce dernier paramètre est important car il permet à la fois d’étendre la zone géographique des universités où les jeunes filles seront admises en fonction de leurs résultats (celle d’Addis Abeba étant la plus demandée, mais aussi la plus problématique en matière de logement), et de percevoir leur motivation.
La collaboration avec de nouveaux partenaires sur le terrain (éthiopiens et expatriés) devrait nous permettre de faire connaître les objectifs de notre association aux étudiantes du secondaire dans d’autres zones que Lalibela. Une mission de la présidente en Ethiopie est prévue au début de l’année 2016 afin de rencontrer ces nouveaux partenaires et d’évaluer les besoins réels des étudiantes en fonction de la situation économique actuelle. Le budget pour le soutien d’une bénéficiaire étudiant dans une université d’Etat s’élève à environ 500 euros par an. La mission de la présidente est subventionnée par la Fondation AnBer.

MODIFICATION DES COORDONNEES BANCAIRES

Suite à la fermeture du département ‘Associations’ de la banque HSBC, nous avons ouvert un compte à la BNP PARIBAS. En voici les références pour les virements bancaires :
IBAN : FR7630004026010001019024124
BIC : BNPPAFRPP


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Actions

ANNEE ACADEMIQUE 2015-2016

L’association soutient actuellement sept jeunes filles dans leurs études. Elles sont toutes originaires de la région de Lalibela, une ville sainte que les chrétiens d’Ethiopie considèrent comme la nouvelle Jérusalem. Le site exceptionnel est classé patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de la beauté de ses églises rupestres creusées au XIIe s. Si de nombreux touristes, touchés par la pauvreté de la population, sont désireux de venir en aide aux enfants, l’argent distribué avec générosité mais sans discernement lors d’un court séjour sert rarement à payer des études.
Le choix de Makeda d’apporter une aide circonstanciée aux filles, sur le long terme, fut déterminé par l’expérience de la présidente qui a pu observer depuis 23 ans les méfaits de l’argent facile donné en priorité aux garçons.
L’association Makeda offre non seulement une aide financière mais aussi un support moral aux jeunes filles durant toute la durée de leurs études supérieures jusqu’à l’obtention du diplôme. Asnake,très investi à titre personnel dans l’éducation des enfants, est notre correspondant local depuis la création de l’association.

Kiberalem est originaire du village de Medague à 7 km de Lalibela. Ses parents sont des agriculteurs sans revenus. En septembre 2013, elle a entamé des études d’infirmière à l’université d’Arba Minch (dans la région Oromo, à 1 200 km au S. de Lalibela et d’Addis Ababa). Après la mort de son cousin qui l’aidait financièrement, elle n’a pu terminer sa première année que grâce à la solidarité d’autres étudiants. Elle pensait arrêter ses études jusqu’à ce qu’Asnake nous présente son dossier. L’association lui alloue une rente mensuelle de 40 € depuis septembre 2014. Ses notes montrent que c’est une des meilleures élèves de sa promotion. Après ses premiers stages à l’hôpital général de Shashemene, elle entame sa 3e année en octobre 2015. .


Sosina, la cadette de trois filles d'un modeste agriculteur, est la seule à avoir la chance de faire des études, dans son village d’Enjafat d’abord, à l’école secondaire de Lalibela ensuite. En dépit des nombreuses difficultés matérielles, Sosina s’est toujours montrée une excellente élève, première de classe durant 12 ans. Après avoir réussi brillamment son examen d’entrée à l’université en juin 2015, elle espérait étudier la médecine. Admise à l’université d’Awasa (à 270 km au S. d’Addis Ababa), elle est inscrite en 1ère année d’ingénieur civil. Le choix des études ne lui convenant guère, elle va passer un concours d’admission en architecture en janvier 2016.


Bethléem vient du petit village de Shimsheba à 12 km de Lalibela. Elle était enfant lorsqu’elle a perdu son père ; sa mère est partie alors, avec ses enfants, à Lalibela pour trouver du travail. Elle ramasse du bois qu’elle vend sur le marché de Lalibela.
Bethléem est en 5e année d’ingénieur civil à Debre Birhan, un campus universitaire réputé à 544 km au S.-E. de Lalibela. L’association la soutient depuis septembre 2013 avec une rente de 40 € mensuels.


Mekdes est l’aînée de trois enfants. Orpheline de père depuis l’âge de 10 ans, elle a perdu sa mère atteinte de la tuberculose en octobre 2013. Malgré les circonstances, elle veut poursuivre ses études d’ingénieur en électricité et informatique. Lorsque l’association prend connaissance de son dossier l’été 2013, elle avait réussi sa 2e année à l’université de Woldiya, le campus le plus proche de Lalibela (170 km). En octobre 2015, elle entreprend avec succès sa 5e et dernière année.


Getié est native de Yemrehane Christos, un petit village sis dans la montagne à 42 km de Lalibela. Orpheline de père et de mère depuis l’âge de 9 ans, elle a été recueillie par des proches à Lalibela. Elle a payé ses études en ramassant du bois qu’elle vendait aux femmes du village. Aidée par l’association depuis 2013, à raison de 40 € par mois, elle suit des études d’ingénierie et technologie à l’université d’Assossa. Elle est actuellement en 4e année. De bonnes opportunités s’offrent à elle puisqu’Assossa est une ville pleine d’avenir pour les ingénieurs. C’est à proximité que se construit le super barrage Millenium sur le Nil, d’une puissance de 6000 Mégawatts.


Ababa habite avec sa mère le hameau d’Asheten Maryam perché à 3000 m d’altitude sur les hauteurs de Lalibela. L’association a commencé à la parrainer en août 2012. Elle doit marcher 4h30 tous les jours pour se rendre à l’école. La petite rente de 20 € lui permet d’acheter un uniforme, des fournitures scolaires et de compléter de temps à autre une alimentation très pauvre. De graves problèmes de santé l’ont handicapée pour préparer son concours national au terme de la 10e année alors qu’elle était bonne élève. Elle a été réorientée d’office dans une école professionnelle, en menuiserie. Ses bonnes notes aux examens de juin 2015 devraient lui permettre de suivre une formation plus intéressante et adaptée à sa faible constitution.


Woubanchi vit à Lalibela avec ses parents et son petit frère. Elle est la pupille de la présidente qui la connaît depuis une dizaine d’années et finance ses études (avant même la création de l’association). Après avoir réussi le concours national en juin 2014, elle est en 2e année préparatoire (l’équivalent du lycée) dans une école gouvernementale de Lalibela. Ses branches de prédilection sont les maths et la biologie.





Dossiers

EDUCATION

Une discrimination positive a permis de doubler le nombre de filles scolarisées

Vers une modernisation de l’éducation
L’école pour tous ?
Le cursus scolaire dans les écoles publiques
Conclusion

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Trésorier: Jean-Pierre Court
Secrétaire: Alexandre Stordeur
Présidente: Catherine Vanderhaeghe
makeda.ethiopie@yahoo.fr